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Logement insalubre : les droits du locataire

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Publié le 12 août 2025 par Morane Valleau, rédactrice web pour Zelok
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Certifié par Fabrice Houlé, expert immobilier locatif et GLI
Logement insalubre : les droits du locataire

Face à des conditions de logement dangereuses pour la santé, les locataires disposent de protections légales. Votre logement doit répondre à des critères de décence bien précis. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez agir pour obtenir les travaux nécessaires. Découvrez comment faire respecter vos droits, étape par étape.

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Les droits du locataire face à un logement insalubre

En France, un logement insalubre est un logement qui ne respecte pas les critères de décence définis par la loi, et qui peut présenter des risques pour la santé ou la sécurité des occupants. Les locataires ont des droits spécifiques dans de telles situations. Ils doivent bien sûr respecter leurs obligations et d’abord vérifier que l’état du logement n’est pas de leur responsabilité. Une fois cette vérification faite, le locataire doit signaler les problèmes au propriétaire, par l’intermédiaire du professionnel de l’immobilier qui s’occupe de la location du bien, et demander d’effectuer les réparations nécessaires.Face à un refus, le locataire a deux options : contacter la Commission départementale de conciliation ou, si aucun accord n’est trouvé, s’adresser au tribunal des contentieux de la protection. Pendant ce processus, le locataire doit continuer de payer le loyer, sauf décision contraire du juge. En cas de risque pour la sécurité ou d’insalubrité avérée, le paiement du loyer peut être suspendu, et le propriétaire est tenu de proposer un hébergement temporaire ou un relogement.

Démarches administratives en cas de logement insalubre

Face à un logement insalubre, la première démarche du locataire consiste à envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au propriétaire pour décrire précisément les problèmes rencontrés. Sans réponse du propriétaire dans un délai raisonnable, le locataire a la possibilité de saisir la Commission départementale de conciliation. En l’absence de solution, il est possible de s’adresser au tribunal des contentieux de la protection pour ordonner les travaux nécessaires. Pour appuyer sa démarche, le locataire doit rassembler un maximum de preuves : photos des désordres, rapports techniques, constats d’huissier. En parallèle, il peut alerter la mairie ou l’Agence régionale de santé pour une démarche administrative officielle. 

Recours après décision judiciaire et mesures administratives

Une fois le jugement rendu pour un logement insalubre, le locataire dispose de plusieurs recours possibles. Si le propriétaire refuse d’appliquer la décision du tribunal, le locataire a le droit de réclamer une exécution forcée pour que les travaux soient réalisés. Le préfet peut intervenir pour ordonner des mesures d’urgence si la situation l’exige. En cas de non-exécution, le préfet peut faire procéder aux travaux d’office aux frais du propriétaire. Le locataire garde aussi la possibilité de se tourner vers le tribunal pour obtenir des dédommagements si son logement reste indécent malgré les mesures appliquées. Si une interdiction d’habiter est prononcée, le propriétaire doit assurer le relogement des occupants.

Questions fréquentes